Ipamorelin vs tesamorelin : les deux peptides agissent sur l'axe de l'hormone de croissance, mais par deux portes différentes. L'ipamorelin est un pentapeptide qui active de façon sélective le récepteur de la ghréline. Le tesamorelin est un analogue stabilisé de la GHRH, une chaîne de 44 acides aminés qui agit sur le récepteur de la GHRH. La comparaison porte donc sur le récepteur, la taille de la molécule, la stabilité et l'historique réglementaire.
On les trouve aussi écrits « ipamoreline » et « tesamoreline ». Peu importe l'orthographe : ces deux peptides n'ont pas grand-chose en commun en dehors de leur cible finale. Voici ce qui les distingue, point par point.
Ipamorelin vs tesamorelin : l'essentiel en un tableau
| Ipamorelin | Tesamorelin |
| Famille | Sécrétagogue, agoniste du récepteur de la ghréline | Analogue de la GHRH |
| Récepteur | GHS-R1a | Récepteur de la GHRH |
| Taille | 5 acides aminés | 44 acides aminés et un groupe hexénoyle, environ 5 136 Da |
| Séquence ou structure | Aib-His-D-2-Nal-D-Phe-Lys-NH2 | GHRH(1-44) complète, coiffée d'un groupe trans-3-hexénoyle |
| Point fort décrit | Sélectivité pour l'hormone de croissance | Stabilité face à l'enzyme DPP-4 |
| Forme | Poudre lyophilisée | Poudre lyophilisée |
L'ipamorelin, c'est quoi ?
L'ipamorelin est un pentapeptide de synthèse qui active le récepteur de la ghréline, appelé GHS-R1a. Quand ce récepteur est activé dans l'hypophyse, celle-ci libère de l'hormone de croissance. L'ipamorelin appartient donc à la famille des sécrétagogues, aux côtés des peptides de type GHRP.
Ce qui le distingue, c'est sa sélectivité. Dans son étude de caractérisation, il est présenté comme le premier sécrétagogue sélectif : il libérait l'hormone de croissance avec une puissance comparable au GHRP-6, sans faire monter l'ACTH ni le cortisol. Dans les modèles, il provoque une libération courte, par à-coups.
Le tesamorelin, c'est quoi ?
Le tesamorelin, connu sous le code de développement TH9507, est un analogue stabilisé de la GHRH, l'hormone de l'hypothalamus qui commande la libération d'hormone de croissance. Il garde la chaîne complète de 44 acides aminés de la GHRH humaine et y ajoute un groupe trans-3-hexénoyle sur la tyrosine qui ouvre la chaîne.
Ce petit ajout a un rôle précis. La GHRH naturelle est rapidement coupée à son extrémité par une enzyme, la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4). Le groupe hexénoyle protège justement ce site. Le tesamorelin a été développé dans ce but : la molécule naturelle se dégrade trop vite pour être pratique.
Quelle différence de mécanisme entre les deux ?
Les deux peptides finissent par stimuler la libération d'hormone de croissance, mais pas par le même chemin.
- L'ipamorelin imite la ghréline et passe par le récepteur GHS-R1a.
- Le tesamorelin imite la GHRH et passe par le récepteur de la GHRH, un récepteur couplé aux protéines G de classe B, présent sur les cellules de l'hypophyse qui produisent l'hormone de croissance. Son activation augmente l'AMP cyclique dans la cellule.
C'est pour cette raison que la recherche range ces deux composés dans deux sous-groupes différents des sécrétagogues, même quand leurs effets mesurés se recoupent.
Que mesure la recherche sur chacun ?
Côté ipamorelin
- la liaison au récepteur GHS-R1a et l'activité d'agoniste ;
- la libération d'hormone de croissance par des cellules hypophysaires et chez l'animal ;
- la sélectivité, comparée aux autres hormones de l'hypophyse : ACTH, cortisol, prolactine, LH et FSH.
Côté tesamorelin
- l'activation du récepteur de la GHRH et la hausse d'AMP cyclique ;
- la résistance à la coupure par la DPP-4 ;
- l'IGF-1, suivi comme témoin de la stimulation de l'axe ;
- la biologie du tissu adipeux, notamment viscéral, dans des modèles.
Quel est le statut réglementaire de chacun ?
Leurs histoires diffèrent. Le tesamorelin a été approuvé aux États-Unis en 2010 pour une indication très précise, dans une population de patients bien définie, sans autorisation équivalente pour un usage général dans l'UE. L'ipamorelin n'est pas un médicament autorisé.
Dans les deux cas, le matériel fourni pour la recherche n'est pas un médicament. Les deux peptides figurent par ailleurs sur la liste des interdictions de l'Agence mondiale antidopage (AMA), dans la catégorie S2, et sont interdits en permanence.
Peut-on étudier ipamorelin et tesamorelin ensemble ?
Oui, et c'est même la logique des associations entre un ligand du récepteur de la ghréline et un analogue de la GHRH : observer les deux voies côte à côte. L'exemple le plus courant est l'association de l'ipamorelin avec le CJC-1295, un autre analogue de la GHRH. Nous l'expliquons dans Ipamorelin et CJC-1295 : pourquoi les étudier ensemble. Pour un sécrétagogue non peptidique qui passe par le même récepteur que l'ipamorelin, voyez aussi MK-677 (ibutamoren) : ce que la recherche étudie.
Comment conserver ces deux peptides ?
- Poudre lyophilisée scellée : au frais, au sec, à l'abri de la lumière ; au congélateur pour un stockage long.
- Avant ouverture : laisser le flacon revenir à température ambiante, la condensation abîmant une poudre hygroscopique.
- Après reconstitution : au réfrigérateur, à l'abri de la lumière, à utiliser rapidement.
- Répartir en aliquotes avant congélation : les cycles répétés de congélation et de décongélation font perdre du signal.
Notre Ipamorelin 10 mg et notre Tesamorelin 10 mg sont contrôlés par un laboratoire tiers en HPLC et spectrométrie de masse, avec une pureté d'au moins 99 % et un certificat d'analyse (COA) pour chaque lot. L'envoi est suivi et discret depuis l'UE, avec paiement par carte, Google Pay ou crypto.
Questions fréquentes : ipamorelin ou tesamorelin
Ipamorelin et tesamorelin agissent-ils sur le même récepteur ?
Non. L'ipamorelin agit sur le récepteur de la ghréline (GHS-R1a), le tesamorelin sur le récepteur de la GHRH.
Lequel est le plus gros ?
Le tesamorelin, de loin : 44 acides aminés et un groupe hexénoyle, contre 5 acides aminés pour l'ipamorelin.
Pourquoi dit-on que l'ipamorelin est sélectif ?
Parce que, dans son étude de référence, il libérait l'hormone de croissance sans augmenter l'ACTH ni le cortisol.
Pourquoi le tesamorelin est-il plus stable que la GHRH naturelle ?
Son groupe trans-3-hexénoyle protège l'extrémité de la chaîne, là où l'enzyme DPP-4 coupe habituellement la GHRH.
Sont-ils interdits en sport ?
Oui, tous les deux, dans la catégorie S2 de la liste de l'AMA.
Usage de recherche uniquement. Non destiné à la consommation humaine ou animale.