En bref : le GHK-Cu est un peptide de cuivre : un tripeptide formé de trois acides aminés (glycine, histidine, lysine) lié à un ion cuivre(II). Isolé dans le plasma humain en 1973, il est étudié surtout sur cellules et chez l’animal, pour ses effets sur la matrice extracellulaire (collagène, élastine), le transport du cuivre et l’expression des gènes. Le GHK-Cu de qualité recherche n’est pas un médicament.
Le GHK-Cu intrigue autant les chercheurs que le grand public, qui le croise dans les rayons cosmétiques ou sur les forums consacrés aux cheveux. Voici ce que la littérature scientifique en dit, sans extrapolation.
Qu’est-ce que le peptide GHK-Cu ?
Le GHK-Cu est un tripeptide, c’est-à-dire une chaîne de trois acides aminés : glycine, histidine et lysine (Gly-His-Lys, d’où les lettres G, H et K). « Cu » est le symbole chimique du cuivre. Le GHK-Cu est donc la forme du peptide GHK liée à un ion cuivre(II).
Sa formule brute est C14H24CuN6O4, pour une masse molaire de 340,9 g/mol. Son nom chimique complet : complexe glycyl-L-histidyl-L-lysine:cuivre(II).
D’où vient le GHK-Cu ?
La séquence GHK a été isolée pour la première fois dans le plasma humain en 1973 par Loren Pickart. Elle fait l’objet de recherches continues depuis.
Un détail a beaucoup contribué à l’intérêt pour ce peptide : son taux dans le plasma est le plus élevé chez le jeune adulte, puis diminue avec l’âge. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est devenu l’un des peptides de cuivre les plus étudiés.
Que dit la recherche sur le GHK-Cu ?
La littérature sur le GHK-Cu est dominée par des études in vitro (sur cellules), in vivo (chez l’animal) et des analyses d’expression génique. Trois axes ressortent.
La matrice extracellulaire
La matrice extracellulaire est le réseau de protéines qui entoure les cellules et structure les tissus. Des études en culture cellulaire décrivent une stimulation de la prolifération des fibroblastes, les cellules qui produisent cette matrice, et une hausse de l’expression des gènes liés au collagène, à l’élastine et aux protéoglycanes.
Le transport du cuivre
Le cuivre intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques. Des travaux étudient le GHK comme transporteur capable d’acheminer des ions cuivre vers ces voies.
L’expression des gènes et les voies antioxydantes
Une revue de 2018, très citée, rapporte que le GHK-Cu peut influencer l’expression d’une large part des gènes humains dans des modèles de laboratoire. D’autres travaux explorent ses effets sur la régulation génique et l’équilibre redox, c’est-à-dire l’équilibre entre oxydation et réduction dans la cellule.
Ces résultats proviennent de modèles de laboratoire. Ils ne se transposent pas directement à l’humain.
Le GHK-Cu et les cheveux : où en est la recherche ?
La recherche « GHK-Cu cheveux » revient très souvent. En laboratoire, le GHK-Cu est étudié dans des modèles de follicule pileux et de peau, notamment en association avec le minoxidil, une petite molécule étudiée pour ses effets sur les voies folliculaires et vasculaires.
Les deux composés sont liés à des voies différentes, ce qui explique leur étude conjointe dans des modèles comparatifs. C’est le principe de la formulation de recherche Antibalder (GHK-Cu/minoxidil), en capsules de 5 mg de GHK-Cu et 2,5 mg de minoxidil, par flacon de 60. Comme tous nos produits, elle est destinée uniquement à la recherche.
Cosmétique ou recherche : quelle différence ?
Des peptides de cuivre entrent dans la composition de certains cosmétiques. C’est une catégorie réglementaire à part, avec ses propres règles. Le GHK-Cu vendu comme produit chimique de recherche n’est ni un cosmétique ni un médicament : il n’a été autorisé par aucune autorité, ni l’Agence européenne des médicaments ni la FDA, et il est destiné au travail de laboratoire.
Pourquoi une solution de GHK-Cu est-elle bleue ?
Le GHK fixe l’ion cuivre(II) par son histidine et son groupe amine terminal. Ce complexe donne aux solutions une teinte bleue caractéristique. C’est une propriété physico-chimique utile à la manipulation et à l’analyse, rien de plus.
Le GHK-Cu dans les mélanges de recherche
Le GHK-Cu est souvent étudié avec d’autres peptides liés à la matrice et au soutien tissulaire. Le mélange GLOW 70 mg réunit le GHK-Cu, le TB-500 et le BPC-157 dans une seule formulation lyophilisée. Pour en savoir plus sur le BPC-157, lisez BPC-157 : ce que montre la recherche préclinique.
Comment vérifier la qualité d’un GHK-Cu de recherche ?
Comme pour tout peptide, la qualité se vérifie sur pièces, pas sur la promesse du vendeur :
- une pureté chiffrée par HPLC, avec la méthode indiquée ;
- une identité confirmée par spectrométrie de masse, qui doit retrouver la masse du complexe cuivre-peptide ;
- un certificat d’analyse dont le numéro de lot correspond à celui du flacon ;
- un aspect cohérent : une poudre homogène, qui donne une solution bleue.
Si l’un de ces éléments manque, la composition réelle du flacon reste une inconnue.
Conservation du GHK-Cu au laboratoire
Le GHK-Cu 100 mg de PureChems est fourni en poudre lyophilisée, en flacon de verre à fermeture stérile, avec une pureté d’au moins 99 % vérifiée par HPLC et spectrométrie de masse par un laboratoire tiers, et un certificat d’analyse par lot.
On le conserve entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière. Les complexes de cuivre peuvent être sensibles au pH et à l’oxydation : suivez la documentation fournie avec le lot. Pour la mise en solution, voir Reconstituer un peptide lyophilisé, et pour choisir un fournisseur, Acheter du GHK-Cu pour la recherche.
Questions fréquentes
Que signifie GHK-Cu ?
GHK désigne le tripeptide glycine-histidine-lysine, et Cu est le symbole chimique du cuivre. Le GHK-Cu est la forme liée au cuivre de ce peptide.
Le GHK-Cu est-il un médicament ?
Non. Le GHK-Cu de qualité recherche est un produit chimique de laboratoire. Il n’est pas autorisé comme médicament et n’est pas destiné à l’usage humain ou vétérinaire.
Quelles études existent sur le GHK-Cu ?
Surtout des études sur cellules, chez l’animal et des analyses d’expression génique. Les résultats de ces modèles ne se transposent pas à l’humain.
Le GHK-Cu agit-il sur les cheveux ?
Il est étudié dans des modèles de follicule pileux en laboratoire, parfois avec le minoxidil. Ces travaux restent des travaux de recherche et ne permettent pas de conclure à un effet chez l’humain.
Comment conserver le GHK-Cu ?
Poudre au frais, au sec et à l’abri de la lumière ; solution reconstituée au réfrigérateur, dans la fenêtre de stabilité indiquée pour le lot.
Usage de recherche uniquement. Non destiné à la consommation humaine ou animale.